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Jean-Charles Pelland

L’écologiste de première heure

 

Jean-Charles aime bien raconter que lorsqu’il avait à peine 12 ans, il avait été totalement chaviré par un documentaire qui mentionnait que la forêt amazonienne perdait l’équivalent d’un terrain de football chaque jour. À cette époque lointaine quand les termes « réchauf-fement climatique » et « empreinte écologique » n'existaient pas encore, la conscience environnementale de Jean-Charles Pelland était déjà très développée. Un héritage précieux de sa mère. Son ascendance fut d’ailleurs bien concrète sur le jeune Jean-Charles, qui avait pris l’habitude d’écrire ses mots en tout petit caractère dans ses cahiers d’école pour ne pas gaspiller de papier !

Si ses convictions sont toujours aussi solides aujourd’hui, sa vision s’est raffinée.  Pragmatique, il défend l’idée que l’environnement ne doit pas être un obstacle au développement économique, mais que les deux peuvent – et doivent – cohabiter. « Pour sauver l’environnement, on doit avoir les acteurs économiques de notre côté, dit-il. Sinon, on se retrouve avec un dialogue de sourds. Mais ce qui est encourageant aujourd’hui, c’est que l’industrie dans son ensemble réalise de plus en plus que c’est payant d’être vert, et les verts réalisent que sauver l'environnement peut être très payant. À mes yeux, la prétendue opposition entre environnement et économie est grandement surestimée - surtout quand on prend en considération les coûts réels de la pollution sur notre qualité de vie.»

Lorsqu’il sera élu à l’hôtel de ville de Saint-Bruno, les enjeux de développement durable seront donc naturellement ses priorités. Il est fier d’habiter une ville dans laquelle les citoyens accordent beaucoup d’importance à ces questions, mais il estime qu’il faille rester aux aguets. Les pressions sur nos boisés sont bien réelles et il y a des choix à faire quant aux types de développement que nous souhaitons pour notre ville.

Selon lui, y a des inspirations de partout dans le monde sur des moyens réalistes pour améliorer le bilan environnemental d’une ville comme la nôtre. Il cite en exemples des incitatifs pour les toits verts pour des commerces au centre-ville ou des locataires du parc industriel ou l’ajout d’arbres au cœur de Saint-Bruno pour réduire les îlots de chaleur. « Avant, certains traitaient les gens qui pensaient comme moi de pelleteux de nuages. Cette manière de voir notre avenir est maintenant intégrée dans le discours public.  À Saint-Bruno d’en profiter ! »

Bien que son parcours l’ait amené sur d’autres continents - il est détenteur d’un postdoctorat complété à l’université McGill et au New College of the Humanities de Londres -  Jean-Charles a choisi de vivre à Saint-Bruno il y a déjà plus de 20 ans.  Il a offert de multiples conférences à travers le globe sur des thèmes liés à la philosophie et aux sciences cognitives. Actuellement, ce sont des détenus d’un centre correctionnel qui bénéficient de ses enseignements en éthique et en philosophie, un travail qui, selon ses dires, lui procure un très haut degré de satisfaction.